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CHANSONS CRUELLES De Serge Gainsbourg (Tchou, 1968)

Première apparition de Gainsbourg en littérature. Dans la même année Claude Tchou éditera les paroles des chansons de Léo Ferré et de Lanzmann-Dutronc.

MELODY NELSON  De Serge Gainsbourg (Ed. Eric Losfeld, Paris 1971).

SERGE GAINSBOURG  Par Lucien Rioux (Edition Seghers, collection Poésie et chansons, 1969, 1986, et collection Le Club des stars, 1986)

Peu d´éléments biographiques dans ce livre dédié entièrement à “l´homme à la tête de choux”. L´auteur, Lucien Rioux tente d´explorer le personnage de l´intérieur, à travers le prisme d´un kaléidoscope à six façettes: le provocateur, la solitaire, le cynique, le misogyne, le casseur de verbe, puis le témoin. Petit bonus, deux entretiens: Juin 66- Mars 68.

Eric Losfeld est un éditeur spécialisé dans l´érotisme et le surréalisme, et il ne pouvait rester indifférent aux provocations de Gainsbourg. Reprenant les textes de l´album “histoire de mélody nelson” parue au printemps 71, sera l´unique collaboration entre les deux hommes. Avortée à cause d´une faillite financière due à la censure et aux procès à répétition. L´album quand à lui sera adapté à la télé par J.-Ch. Averty en décembre 71.

EVGUENIE SOKOLOV  De Serge Gainsbourg (Gallimard, 1980, et Folio, 1985)

Dès le début des années 80, avec un retour à la scène avec ses musiciens rasta, une version reggae de la marseillaise et une rupture sentimentale avec Jane Birkin replacent Serge au top des médias. Les éditeurs s´intéressent de nouveau à lui, et la NRF (se souvenant d´un contrat signé six ans auparavant) lui proposera d´éditer Evgénie Sokolov. Une “autobiographie prise au grand angle” d´après Gainsbourg.

GAINSBOURG  Par Micheline de Pierrefeu et Jean-Claude Maillard. (Bréa Editions, 1980)

Ouvrage bien illustré, complété de quelques textes et partitions écrit dans un style journalistique sans accrocs sera en fait la première en date des biographies  consacrées à “l´aquaboniste”.

AU PAYS DES MALICES  De Serge Gainsbourg (Le Temps singulier/Plasma, Nantes, 1980

Précédée d´un entretien avec Alain COELHO et complétée par une série d´aphorismes, cette rétrospective en partie chronologique reprend l´essentiel des textes des chansons en maltraitant, malheureusement la période 1958-1965 où de nombreux titres passent à la trappe. Serge, en 1981, offira à cet éditeur libertaire (qui publiera Le testament phonographe de Léo Ferré) une courte préface pour une intégrale Charles Trénet.

BAMBOU ET LES POUPEES  Texte et photographies de Gainsbourg (Ed. Filipacchi, 1981)

Gainsbourg, devenant parfois Gainsbarre aime les femmes. Aussi quand il photographie sa compagne Bambou en plongée et en contre-plongée en 1981 c´est pour mieux la confondre avec ses poupées

BLACK OUT  De Serge Gainsbourg et Jacques Armand (Humanoïdes associés, 1983)

Entrepris en 1978, le scénario de Black-out ne fut jamais réalisé. Il donna cependant naissance cinq ans plus tard à une bande-dessinée de Jacques Armand qui avait déjà publié “les aventures de Gérard Lambert” avec Renaud. Entouré de deux magnifiques créatures ressemblant étrangement à Jane Birkin et à Isabelle Adjani, Serge prète ici ses traits à un scénariste qui, lors d´une panne générale de courant, revit dans sa villa le huis-clos angoissant qu´il vient d´imaginer sous forme de script.

GAINSBOURG  Par Gilles Verlant (Albin Michel, collection Rock & Folk, 1985, 1992)

Véritable biographie conçue à l´américaine, cet ouvrage de Gilles Verlant est extraordinaire et nous fait plonger dans la trouble personnalité de Gainsbarre, grâce à des témoignages des proches et des collaborateurs qui se laissent emporter par la confidence menée de main de maitre par l´auteur. Rassurez vous cependant, le “mystère Gainsbourg” ne perdra rien de sa magie, même à la fin...

GAINSBOURG  Par Serge Gainsbourg, Alain Coelho et Franck Lhomeau (Denoël, 1986, 1992)

Profil noir et blanc sur couverture argentée: Gainsbourg n´a pas besoin de s´annoncer. Le seul point incandescent d´une clope suffit à authentifier une légende que Coelho et Lhomeau s´appliquent à rendre aussi vivante que possible au fil des 190 pages de cet ouvrage très rigoureux. Remanié en 1992, cet ouvrage demeure donc constamment sérieux et documenté avec en prime une incontournable discographie.

MON PROPRE ROLE (2 tomes)  De Serge Gainsbourg (Denoël, 1987, 1991)

L´équipe gagnante Coelho-Lhomeau récidive l´année suivante en présentant en deux volumes l´intégrale des textes de Serge Gainsbourg, de 1958 à 87 et y feront même figurer l´entretien publié dans Au pays des malices.

OU ES TU MELODY ? De Gainsbourg et Lusse (Vents d´Ouest, 1987).

Deuxième BD supervisée par Gainsbarre himslef, Où es tu mélody ? suit à la trace une lolita perverse à souhait à travers la trame de plusieurs chansons extraites de “L´homme à la tête de chou Mélody Nelson. La mise en image de cette histoire a pour auteur un illustrateur de livres pour enfants...ce qui ajoute le piquant indispensable à la réussite de ce genre de livre.

GAINSBOURG OU LA PROVOCATION PERMANENTE  Par Yves Salgues (Ed. Jean-Claude Lattès, 1989).

Par l´entremise de cette pseudo biographie, le romancier Yves Salgues tenta d´exorciser son démon toxicomane en dressant l´inventaire de ce qui pouvait le distinguer de celui qui, après avoir sculpté sa statue, érigea son monument.

ROSTROPOVITCH, GAINSBOURG ET DIEU  Par Jules Roy (Albin Michel, 1991)

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Une méditation fastidieuse sur la création et la foi qui n´ajoute rien à la connaissance de Gainsbourg. Jules Roy évoquera encore le séjour de Serge à Vézelay dans Vézelay ou l´amour fou (Albin Michel, 1992)

MAUVAISES NOUVELLES DES ETOILES  De Serge Gainsbourg (Le Seuil, 1991)

Reprenant le titre de l´album de 1981 (en fait celui d´un tableau de Paul Klee que Serge Gainsbourg avait choisi pour le journal qu´il s´était toujours promis d´écrire)  ce recueil posthume propose vingt textes de chansons connues ou moins connues, ainsi qu´une trentaine de photographies en noir et blanc. En guise de préface, quelques remarques de Serge sur l´art chansonnier, indigne selon lui de figurer au Panthéon des arts nobles tels que l´architecture, la poésie ou... la peinture: “Dans un art mineur comme le mien, les tireurs d´élite n’auront jamais que du talent”.

GAINSBOURG  JE SUIS VENU TE DIRE... (Ed NRJ, 1991)

Paru peu de temps après la disparition de l´auteur de “Je suis venu te dire que je m´en vais”, ce recueil de photos couleurs et noir et blanc, accompagné d´un texte succinct, se borne à retracer en moins de cent pages la vie et l´oeuvre de Gainsbourg.

VOYEUR DE PREMIERE  Par Franck Maubert (Mentha, 1991)

Auteur de plusieurs ouvrages sur l´art moderne, Franck Maubert nous invite à un flash-back sur Lucien Ginzburg, l´homme qui voulait être peintre... Réutilisant une interview parue dans Globe en 86, il rappelle les goûts picturaux de Serge, avec à l´appui, près de trente reproductions, melheureusement en noir et blanc, parmi les oeuvres de maitres tels Manet, Dali, Picabia, Delacroix, Bacon, Klee...

GAINSBOURG LE LIVRE DU SOUVENIR  Par Bertrand Pascuito (Sand, 1991)

La collection “le livre du souvenir” (d´abord chez Tchou) s´est spécialisée dans les hommages aux stars du music-hall: Brassens, Brel, Montand... Leur point fort réside dans le nombre et la qualité des illustrations, autour de grands axes biographiques. Dans le cas de Gainsbourg, la provoc et les égéries.

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LE MUR DE GAINSBOURG  Par Samuel Tastet (Ed. Est, Paris-Bucarest, 1992)

5 bis rue de Verneuil, Paris 6e arrondissement. Le mur de l´hôtel particulier de Serge Gainsbour aura vu défiler bon nombre de ses “fanatiques”. Chacun laissant en guise de témoignage troublant, un mot, une phrase, un graffiti. 56 photos illustrent cette étape obligée du pélerinage du souvenir.

SERGE GAINSBOURG  MORT OU VICES  Par Bayon (Grasset, 1992)

Bayon, journaliste à Libé rencontre Gainsbourg en novembre 81 et en octobre 84. Entretiens où Gainsbourg se décrit tel qu´il est, allant même jusqu´à relater sa propre mort: “Ca c´est passé en octobre. Un jour froid. Une nuit froide. La nuit, c´est mieux, hein ?”....

GAINSBOURG SANS FILTRE  Par Marie-Dominique Lelièvre (Flammarion, 1994)

Fruit de trois années d´enquète, ce livre dissèque la star Gainsbourg pour une autopsie de l´homme Ginsburg. Le mythe en prend un sacré coup mais, ce faisant, l´artiste trouve une vérité (ou tout au moins une logique) masquée jusqu´ici par le strass de la gloire médiatique.

DERNIERES NOUVELLES DES ETOILES  De Serge Gainsbourg. (Plon, 1994)

Etablie par Franck Lhomeau, infatigable et méticuleux archiviste de la mémoire gainsbourienne, cette intégrale - “la totale” aurait dit Gainsbarre - recense l’ensemble des textes de Serge Gainsbourg depuis l’époque lointaine où celui-ci déposait timidement ses partitions aux bureaux de la Sacem, sous le pseudonyme de Julien Grix, jusqu’aux heures dorées de la consécration. Un demi-millier de textes de chansons, d’aphorismes, de bouts rimés, en quelque trente-cinq années de cossardisme jouissif.  fut un formidable jongleur de mots. S.D.

MOVIES  De Serge Gainsbourg. (Ed. Joseph K., 1994)

Constituée par un Franck Lhomeau toujours aussi consciencieux (il présente ici esquisses, corrections et variantes), cette première édition des scénarios de la filmographie gainsbourienne (dont l’inédit Call girl ou bien encore Black out) est le complément indispensable de Dernières nouvelles des étoiles. S.D.

GAINSBOURG ET CAETERA  Par Gilles Verlant et Isabelle Salomon. (Vade Retro, 1994)

Accompagné d’un CD inédit (la noyée) ce livre d’une très belle qualité retrace la carrière de Gainsbourg vu par la presse au travers de nombreux articles et photos de 1958 à 1990. Il en existe également une version “compact disc”.

GAINSBOURG  Par François Ducray. (Ed. Librio musique, 1999)

François Ducray, critique musical, retrace dans ce livre de poche la vie et l’oeuvre de Gainsbourg, artiste complexe et attachant, aux multiples façettes...

GAINSBOURG, AU BOUT DE LA NUIT  Par Gilles Verlant. (Hors Collection, 1996)

Textes, chansons, propos et vacheries rassemblés par Gilles Verlant. Véritable auto-portrait, Gainsbarre y parle de l’alcool, de l’amour, de la mort, du dandysme, du succès, du sexe, du racisme, du tabac... Un ouvrage INDISPENSABLE !

RUE GAINSBOURG  Par Jean-Claude Maillard. (Editions Alternatives, 1998)

En mars 1990, Jean-Claude Maillard, reporter de La 5, interroge Serge Gainsbourg lorsqu’il sort de chez lui rue de Verneuil, et lui demande de commenter la façade graffitée de son hôtel-particulier. Il reconnaitra que toutes les phrases écrites sont bonnes et qu’il en avait trouvée une très jolie: “Ici cogite une âme slave”. La bible des amoureux du mur de Gainsbourg !

Je voudrais rendre hommage à toute l’équipe de la revue CHORUS qui avait consacré un dossier spécial Gainsbourg dans son N°14, et en particulier à Serge Dillaz qui avait retracé la bibliographie de l’artiste, dont je me suis permis de reprendre quelques extraits sur cette page...

ANNEXE:  REVUE CHORUS Les cahiers de la chanson (N° 14 Hiver 1995/96)

SERGE GAINSBOURG. LA SCENE DU FANTASME  Par Michel David. (Ed. Actes sud, 1999)

Serge Gainsbourg fut, de longues années durant, le proche voisin de Max Ernst et de Lacan. Il n’a jamais voulu se soumettre à une psychanalyse, mais étalait régulièrement sa personnalité en public lors de nombreuses interviews. Michel David, l’auteur, psychanalyste, membre de l’association de la cause Freudienne a tenté l’analyse...

LE MYTHE DE GAINSBOURG  Par Paola Genone  (Ed Gremese, 1999)

Un petit bouquin au format “mini-poche”  de 10cm sur 8, qui retrace les grandes lignes de la vie et de l’oeuvre de Gainsbourg. A noter une vingtaine de belles photos, dont la série des affiches promo du casino de Paris, “la totale”, “c’est ma tournée”...

Le “mur” du 5 bis rue de Verneuil a été repint début avril. Découvrez ici les photos du mur version 2.0 et bien évidemment celles du mur “immortel”...

Et si maintenant vous veniez découvrir le mur de Gainsbourg ?